Nicolas-Tolentin Hébert, prêtre

Monsieur Hébert voit le jour en 1810 à Saint-Grégoire de Nicolet dans une famille de la petite bourgeoisie rurale. Le père, Jean-Baptiste, notable du village, est marchand et un bâtisseur d'églises. Député de la législature du Québec, il est du nombre des patriotes de 1837 qui furent faits prisonnier à Montréal. La maman, Judith Lemire, femme vaillante et entreprenante, mène la famille avec fermeté et amour.

Nicolas, son fils aîné, lui sera très attaché et lui écrira de longues lettres tout au cours de sa vie. Ce doyen de famille a 6 frères et 6 sœurs. Ordonné prêtre à 23 ans sur permission spéciale de l'évêque, parce que trop jeune, l'Abbé Hébert devient vicaire à la cathédrale de Québec et y demeure pendant 7 années. Particulièrement affecté à l'église Notre-Dame des Victoires, M. Hébert est surnommé: « le curé de la Basse-Ville ».

Octobre 1840, Nicolas-Tolentin, 30 ans, obtient sa première cure à Saint-Pascal de Kamouraska et sera à la tête de cette paroisse pendant 12 ans. C'est de là qu'il contribue à fondation de l'Association des comtés de L'Islet-kamouraska et qu'il devient le fondateur d'Hébertville et du Lac-Saint-Jean.

Le curé Hébert meurt à 78 ans, en 1888, dans sa nouvelle paroisse dont il est devenu le pasteur: Saint-Louis de Kamouraska et est inhumé dans un caveau sous cette église.

Résumé: Hélène Girard
Source: Pierre-Maurice Hébert: «Le curé Hébert, un siècle d'histoire» Tome 1.
Photo: ACSAP, archives du collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière